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Protocole d’anesthésie pratique des NAC
Diète préopératoire
Le transit intestinal est rapide (3 heures) du fait même de la nature du tube digestif qui s'assimile à un long tube indifférencié. Une diète préopératoire de quelques heures est suffisante.
Contention préopératoire
Les principes de contention sont ceux que l'on utilise chez le chat.
Le furet doit être pesé pour éviter les surdosages en anesthésie fixe.
A savoir :
Pour en savoir plus :
BOUSSARIE D. (1996). Le furet en consultation. Virbac Info.,58,3.
BOUSSARIE D. (1998). Le furet 2ème partie. Dominantes pathologiques. Nac Info, 17, 4 p.
HAFFAR A., REVIRON TH. (1998). Opération de convenance chez le furet. Le Point Vét., 29 (188), 51-55.
Il est vivement conseillé d'hospitaliser le lapin la veille, pour ne pas intervenir sur un animal stressé.
Diète préopératoire
Le lapin ne peut pas vomir mais une diète hydrique préopératoire de 2 à 4 heures est conseillée. En effet un volume gastrique important est une cause de variation dans l'effet de la dose anesthésique et une diète va réduire le tympanisme abdominal. Par ailleurs une glycémie basse à de grandes chances de provoquer rapidement un ischémie cérébrale résultant d'un arrêt cardiaque ou respiratoire et une diète prolongée pourra être dangereuse.
Une antibiothérapie prophylactique est utile s'il existe des chances significatives de contamination bactérienne peropératoire.
Contention préopératoire
Ne jamais saisir le lapin brutalement par les oreilles (risque de réflexe otocardiaque mortel). Eviter les contentions drastiques pouvant être à l'origine de mort brutale. Une main doit toujours être placée sur le dos pour éviter les bonds intempestifs.
Le lapin doit être pesé avec précision pour éviter les surdosages en anesthésie fixe.
Principaux anesthésiques utilisables
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* Anesthésiques fixes |
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Tilétamine-zolazpam |
10 mg/kg |
IM |
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Metedomidine Kétamine ± Diazépam |
250-300 µg/kg 20 mg/kg 1 mg/kg |
SC, IM |
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Au réveil Antisedan |
50 µg/kg |
IV, IM |
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* Anesthésiques gazeux |
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Halothane |
3-4 % à l'induction puis 1-2 % à l'entretien |
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Isoflurane |
3-4 % à l'induction puis 1-2 % à l'entretien |
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En circuit ouvert ou semi-ouvert Prévoir une induction avec la kétamine (15 mg/kg) ou la tilétamine-zolazepam (10 mg/kg). Anesthésie au masque mais intubation endotrachéale possible. Le lapin doit être place en décubitus dorsal, tête en extension. Utiliser un laryngoscope de petite dimension et pratiquer une anesthésie locale (Tronotane ND) avant intubation. |
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A savoir :
Surveillance de l'anesthésie
* Signes à rechercher
* Signes inquiétants témoins d'un surdosage ou d'un état de choc
Réveil
Alimentation post-opératoire
Pour en savoir plus
BOUSSARIE D. (1997). La chirurgie de convenance des rongeurs et lagomorphes de compagnie, PMCAC.
Diète préopératoire
Les oiseaux ne disposent que de très peu de réserves, ce qui conduit à un état d'hypoglycémie rapide en cas de jeûne. Il ne faut donc pas soumettre les oiseaux à un jeûne préopératoire chez les petits sujets et ce jeûne ne doit pas être supérieur à 3 heures chez les sujets de plus de 250 g. Chez les jeunes Psittacidés, il est nécessaire de vidanger le jabot avant intervention, afin d'éviter une fausse déglutition.
Contention préopératoire
Eviter d'intervenir sur un oiseau venant d'être transporté, surtout par temps chaud ou s'il s'agit d'un long trajet.
La capture de l'oiseau doit être rapide et non brutale, centripète c'est à dire en ramenant les ailes et les pattes contre le corps.
Le système respiratoire des oiseaux est complexe (pas d'épiglotte, pas de diaphragme, poumons en continuité avec les sacs aériens). Les poumons ne sont pas mobiles et la respiration est passive, les mouvements respiratoires étant liés au sternum. Tout " serrage " de la région thoracique est dangereux car il s'oppose à ce mécanisme.
Préparation de l'anesthésie
Durant la phase d'induction, l'oiseau doit être gardé le plus au calme possible, en situation de stress minimum. La contention doit être rapide, douce et efficace. Les oiseaux sont sensibles à l'hypothermie chirurgicale.
Surveillance de l'anesthésie
* Signes à rechercher
* Signes inquiétants voir dramatiques
Principaux anesthésiques utilisables
* Anesthésiques fixes
Bien s'assurer de la qualité du produit à injecter (en fonction du poids) et de l'état de santé de l'oiseau (minorer les doses sur les sujets malades, obèses, insuffisants respiratoires).
Les réinjections peuvent conduire à un surdosage dangereux.
Xylaxine +
kétamine
Kétamine +
médétomidine
Tilétamine -
Zolazepam
Dose
3-10 mg/kg + 15-30 mg/kg
IM
pour oiseau < 500
g
2-25 mg/kg IM
pour oiseau > 500
g
3-7 mg/kg + 75-100
µg/kg IM
20-30 mg/kg IM
Induction
5-10 minutes
5 minutes
Temps
chirurgical
20 minutes à
quelques heures
Idem
Idem
Réveil
long
calme
Remarques
éviter
l'antisedan car réveil
agité
* Anesthésiques gazeux
C'est la méthode de choix.
Choisir de préférence un circuit ouvert ou semi-ouvert.
Isoflurane
Halothane
Induction
1-5 minutes pour 3-4
%
+ O_ : 2-3 litres
par minutes
3-5 minutes pour 2
à 4 %
+ 0_ : 2-3 litres
par minutes
Entretien
2,5 % °+ O_ :
1-2 litres /minutes
1-2 % + O_ : 0,5-1,5
litres/mn
Réveil
0_ : 4-5
litres/mn
Idem
Remarques
0,5-2 % en entretien pour
aras
Réveil
Un réveil trop long peut conduire à une hypoglycémie et/ou une hypothermie mortelle.
Le réveil est rapide avec les anesthésiques gazeux et l'oiseau peut être replacé immédiatement dans sa cage. Le réveil peut être agité et il faut veiller à ce que l'oiseau ne se blesse pas en se débattant.
On peut pour cela plaquer les ailes au corps avec une bande adhésive et immobiliser les pattes de la même façon.
Dès que l'oiseau est en mesure de se tenir percher, il faut le remettre dans sa cage et le réalimenter.
4. Les tortues
Identification de l'espèce
Examen clinique
Température ambiante
Diète préopératoire utile ou pas ? diète une journée conseillée.
Antibiothérapie préopératoire.
Choix du circuit
Surveillance de l'anesthésie
Signes à rechercher
Signes inquiétants
Prévention et traitement des accidents et incidents anesthésiques
&endash; Voie buccale : à la seringue (sirop, pâte) ou ce qui est préférable avec une sonde gastro-oesophagienne.
&emdash; Technique du sondage gastro-oesophagien (utilisable aussi pour le gavage)
La contention est indispensable pour les gros sujets
La tête de la tortue est tenue entre deux doigts et tirée vers le haut. La cavité buccale est maintenue ouverte avec une pince ou un pas d'âne pour oiseaux/reptiles pour empêcher la tortue de couper la sonde avec son bec corné. Le pas d'âne n'est pas obligatoire pour les tortues calmes ou affaiblies.
Longueur nécessaire de sonde = distance du bord crânial du plastron jusqu'à la jonction plaque abdominale &emdash; plaque fémorale
Après lubrification on introduit la sonde en l'inclinant légèrement vers la gauche (estomac à gauche).
&endash; voie sous-cutanée : peu commode car la dispersion des liquides entre le tégument et le tissu conjonctif sous cutanée est assez lente et difficile.
&endash; voie intra-musculaire : la plus pratique
&endash; voie intra-veineuse :voie de choix pour l'administration d'anesthésiques (propofol, kétamine) ou d'antibiotiques en cas de septicémie (enrofloxacine, amikacine, cefotaxime).
&endash; voie intra-coelomique : pas de réel intérêt
&endash; voie intra-osseuse : particulièrement intéressante pour la fluidothérapie mais difficile à mettre en œuvre.
&endash; voie intra-cloacale : elle mériterait d'être d'avantage explorée. Elle semble donner de bons résultats dans le traitement des endoparasitoses.
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Kétamine
Tilétamine/Zolazépam
Xylazine
Propofol (Rapinovet ND) Alphadalone /alphaxalone |
50-100 mg/kg SC, IM, IP, IV Induction 15 à 60 minutes Durée d'action _ heure à 3 heures Effet analgésique variable, faible myorelaxation, risques de dépression respiratoire. 5-15 mg/kg IM, IV Induction 10-20 minutes Insuffisant seul pour chirurgie longue Effet souvent imprévisible, grandes variations selon les espèces 2-4 mg/kg + kétamine 25-50 mg/kg 30 minutes plus tard Bonne myorelaxation 14-15 mg/kg Induction : 30 secondes à 1 minutes Durée d'action : 30 à 45 minutes 9 mg/kg IM Contre indiqué si insuffisance hépatique |
gazeux |
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Fluothane
Isoflurane |
3-4 % en induction puis 1 à 3 % 3 à 10 cycles/minutes avec protoxyde d'azote/02 rapport 2/1 (1/1 à l'induction) 3-4 % en induction puis 1 à 3 % induction possible avec kétamine IV ou Propofol IV Débit oxygène 1-2 litres/minutes Réveil 5 à 10 minutes |
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Acepromazine Chlorpromazine Diazepam Midazolam |
0,1-0,5 mg/kg IM 10 mg/kg 0,2-0,6 mg/kg 2 mg/kg SC, IM + kétamine 20-40 mg/kg SC, IM |
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Atropine
Glycopyrronium (Robinul ND)
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0,01-0,04 mg/kg SC, IM, IV 10 minutes avant anesthésie prévention et traitement des oedèmes pulmonaires lors d'une anesthésie aux barbituriques 10 µg/kg SC, IM, IV prolonge ou potentialise les effets de l'atropine diminue les sécrétions salivaires et gastriques réduit la bradycardie |
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Flunixine Meloxicam Ketoprofen |
0,1-0,5 mg/kg IM, IV /12-24 heures pendant 1 jour ou 2. 0,1-0,2 mg/KG PO/24 heures. Douleurs chroniques ou orthopédiques 2 mg/kg SC, IM pendant 1 jour ou 2. |
L'eau représente chez les tortues (et tous les reptiles) un volume de 70 à 75 % du poids total dont 45 à 60 % sont répartis dans le secteur extracellulaire. Le secteur extracellulaire est plus riche en Na et plus pauvre en K que le secteur intracellulaire et inversement. L'osmolarité du plasma est telle qu'une solution saline à 0,8 % est isotonique ; le soluté Nacl à 9 % est donc hypertonique.
La déshydratation la plus fréquemment observée est une déshydratation extracellulaire hypernatrémique par pertes liquidiennes. Elle nécessite un soluté hypotonique (ex. 50 % Nacl à 9 % + 50 % glucose à 5 %). Le soluté de Ringer lactate doit être évité car l'acide lactique est difficilement catabolisé par le foie des tortues et il peut engendrer une myasthénie et une prostration.
Les solutés de réhydratation doivent toujours être réchauffés à 30°c avant administration. Elles peuvent être perfusées par voie IV, Intra-coelomique, intra-osseuse, à raison de 20 ml/kg/24 h sans dépasser 1,4 ml/kg/h.